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    June 27

    Au commencement...

     
    Je suis une joueuse de TAO depuis un moment déjà. J'ai acheté le livre à l'époque de sa sortie et j'ai adhéré immédiatement. Ce livre me prenait littéralement aux tripes!! Je le trouvais beau dans tous les sens du terme.
    Visuellement parlant, c'est une perle... J'aime ses couleurs, le parti-pris de sa mise en page, ses illustrations, son épaisseur, son organisation en petits livres.
    Quant au contenu, ça a été une expérience bouleversante. Tellement complet, et en même temps tellement ouvert. Erudit et en même temps si humble. Ce texte qui me parle à moi, avec le "tu" de l'Amitié, dans une langue fluide mais néanmoins poétique, a fait mouche. Ce livre réfutant tout dogmatisme, tout sectarisme religieux, spirituel, moral ou politique et en même temps, évoquant toutes ces émergences dans ce qu'elles ont de plus profond, de plus authentique me ressemblait!
    C'est devenu en quelque sorte une bible, un livre de chevet dans lequel je puise régulièrement et dans lequel je pénètre chaque fois avec ravissement.
    J'ai entamé ma quête, qui se poursuit cahin-caha, à son rythme... et je tente de profiter à chaque instant des effets du cheminement et je m'efforce de garder l'oreille aux aguets et l'oeil attentif sur la Voie, même lorsque ma Tao Quête semble loin de mes préoccupations du moment.
    J'ai acheté, il y a à peu près 1 an, le jeu à proprement parler. Je n'ai pas encore vraiment pu "l'éprouver", faute de vrais taopartenaires. Peut-être est-ce ce même mouvement qui me conduit aujourd'hui à pousser la porte du forum et à tenter la formule du Taoblog?!
    Je suis de nature solitaire, j'aime la relation que je tisse, au fil des années, avec mon livre. J'aime les tournures que prend ma quête.
    Mais s'il se trouve, qu'après avoir "tourné et viré" un certain temps autour de vous, l'envie de me "joindre à la ronde" semble aujourd'hui irrépressible, c'est que c'est certainement le moment et c'est qu'il doit forcément en sortir quelque chose de bénéfique!
     
    L'idée des Tao feedbacks et l'attribution de points prenant signification, notamment grâce au Yi-King, en ce sens, me semblent bien intéressantes. C'est une donnée inconnue (mis à part les signes du destin, les manifestations de synchronicité...) pour moi.
    J'aime ce qui est inconnu. C'est souvent, pour moi, le dévoilement d'une nouvelle source où s'abreuver.
     
    Et puis, n'oublions pas l'une des vocations premières de ce jeu édifiant: "Tisser du lien social", aider d'autres personnes à atteindre leur but, à toucher leurs rêves pour pouvoir atteindre le mien, jouer non contre les autres mais s'allier tous pour un objectif commun!
    Il est peut-être temps que je m'ouvre aux autres. Je pourrais aider moi aussi d'autres personnes qui en expriment (ou non!) le besoin...
     
    Et puis, et puis, pourquoi pas d'autres découvertes? Je ne demande qu'à accueillir! C'est en cela aussi que le jeu du Tao ou "Comment devenir le héros de sa propre légende?" est magique...
     
    Alors, je m'engage...
     
    "L'Art du Jeu du Tao est celui de la coopération. J'accepte de mettre mon expérience au service des autres joueurs. Je m'engage à la bienveillance, la clarté, l'écoute et le respect de la liberté de parole. Je m'engage à respecter la confidentialité des blogs qui sont en accès privé. Je dis "je" plutôt que "on", "tu" plutôt que "vous". Je m'engage à proposer des solutions concrètes, prendre des engagements précis. Je ne parle que de moi et de ma façon de ressentir les autres, je n'ai pas d'autre adversaire que moi-même."
    A très bientao...
    April 20

    L'Origine du Monde

    L’origine du Monde

    Il était une fois une manière de sentiment qui vit le jour, en elle, « sans coup férir »… En fait, il ne serait pas honnête de dire que cet élan débarqua sans crier gare. Il se nourrit à l’envi de cet air lourd de promesses alléchantes et … repu, il entreprit enfin de pénétrer, par chacun de ses pores, son esprit et sa substance; il força un jour, n’en pouvant plus d’engorgement, l’entrance de chacun de ses atomes.

    Elle se trouva subitement investie. Elle le sentit presque immédiatement.

    Une sensation presque incommodante au début, toute en brusquerie puis une présence à laquelle elle s’habitua, que chacune des parties de sa personne apprivoisa peu à peu.

    Son esprit finit par être sensible à l’affût ardent et passa, à contrecoeur mais confiant, le relais à ses sens.

    Son odorat fût le premier à percevoir l’harangue sybarite de la moindre note iodée, fleurie-poudrée ou épicée dans chaque fragrance, rejetant toute agression nasale ne répondant pas aux critères de la «sélection sensuelle«.

    Pendant que son goût, tout en tentation, se délectait de ses pulpeux et juteux présages, dans sa bouche humectée. Sa bouche s’arrondissait du « o » du désir, quand venait l’heure de se sustenter et chaque bouchée y pénétrant, devenait littéralement blandice!

    Chaque son émis était musique à ses oreilles et la Musique, Dieu seul sait pourquoi, cachait en son sein, de vivifiantes abîmes secrètes, source incessante d’exaltation chez sa personne. C’est dire!!

    C’était comme si, elle entrait, à chaque fois, en transe…. La moindre éclosion harmonieuse créée par la main de l’Homme, le plus petit "clapotis-ruissellement-glissement-suintement-tintement", de la mélodie desquels seule Dame Nature peut nous faire confidence, la vigueur du jaillissement, la force de la bise dans le feuillage, le gravier qui roule, le pas se faisant langoureux, le piaillement-miaulement-feulement animal, la voix… Oh mon Dieu, la voix! Veloutée ou rauque, stridente ou profonde, traînante ou haletante, pleine ou gringalette, indécente ou retenue, possédée de mots ou stérile… un vivier de sensualité, s’il en est…

    Son regard, quant à lui, perçant qu’il était devenu, passait au travers des gens et ne voyait qu’un falbalas de couleurs irisées, vives en même temps que passées, selon la patte « Hamilton ».

    Les mouvances, devant ses yeux, se faisaient lentes et extatiques, décrivant dans l’espace des figures insensées tout en rotondité. L’agitation se densifiait, « s’éthérisait » …. Sa vision, aussi, se faisait souvent sélective…

    Elle LE voyait avancer constamment, de sa démarche tranquille, les yeux brillants et le sourire lumineux. Il l’approchait, se penchait, il la touchait et il la plongeait dans un univers parallèle dont l’ordonnancement finissait bientôt par se dérober en même temps que sa conscience.

    Mais là où l’embrasement était à son comble, c’était sur toute la surface dermique de son corps. Devenue immense « zone érogène« , sa peau, s’aidant en cela de tous ses capteurs, était manifestement tendue à l’extrême…. par l’attente… tendue à l’extrême…. au paroxysme du désir, à l’orée du Plaisir fantastique.

    Les poils redressés et l’épiderme radouci, attiédi, paré pour la Caresse. Hum! La caresse… Tout un monde… Une déclaration… Un serment… Que ne ferait-on pour une simple caresse? Le fin mets de la peau, son espoir de plénitude.

    Alors, anxieuse, fiévreuse, elle se régalait de celle du Soleil, de celle de l’Alizé chargé d’embruns, de celle de cette main, de cette bouche d’enfant, sa pitchoun, de celle de ce drap de lin ou de ce linge de coton… en attendant celle, enivrante, réconfortante, prometteuse de ce corps d’homme en amour.

    Et chaque muscle, chaque vertèbre, chaque nerfs et tendons, chaque pulsation fluidique, chaque « fondant de chair » logés en elle, chaque creux, chaque courbe, chaque plein, chaque délié, selon la (ré)partition du Bon Dieu participaient à l’apparition furtive, fugace de cette disposition arc-boutée, de celle qui se destine à recevoir.

    C’en était trop de densité lascive, sa constitution en son entier, au bord de l’implosion, criait grâce et rêvait qu’elle se libérait, par saccades irrégulières, en autant de salves de volupté, de ce brûlot, son corps épousant, par trop électrisé décidément!… préférant de loin le soulagement de la dématérialisation à l’affront de la combustion spontanée! Ah que Diable!!

    C’en était trop… Au point d’en érotiser l’espace autour d’elle… Tout prenait instantanément une nouvelle couleur, une nouvelle saveur. C’était une manière de glaçage qui se posait sur toute chose, dans un mouvement de soie et de feutre. Tout prêtait à confusion. Tout prenait une dimension orgiaque ne laissant comme seule issue que la soumission docile à cette furieuse, impérieuse appétence.

    Un moment de pur délice, à dire vrai, cependant… Un instant en suspension entre ce qui n’a pas l’idée d’être et ce qui a ravageusement, délicieusement « consumé »….

    Une attente fébrile, une douleur exquise, la Saison de tous les possibles, la grouillance créatrice et féconde du Monde contenue en une imminence brûlante...  avant que n’intervienne le tournant fatidique, apocalyptique (?)...

    Et enfin, ils s’unirent dans une pétarade d’émotions « arc-en-ciel ». En une myriade cataclysmique, ils s’approprièrent l’essence même du monde, pour un voyage sans retour, au bout duquel meurt une petite partie de soi… chaque fois.

    Cette bribe de soi-même que l’on accepte de concéder, exalté, au Divin suprême, à l’immuable Eternité….

    February 06

    De l'Art de se Confier....

    De l'Art de se confier
     Propos consentis par un petit Coeur livré aux remous les plus violents 
     
     
    Il me prit l'idée de mettre à plat et de manière bien visible les trésors et les tourments les plus enfouis, tapis au fond de moi. Allez savoir pourquoi... 
     
    Bien au chaud, à l'abri du regard inquisiteur, protégés du feu du jugement et de l'emprise glacée du ressentiment, ils vivaient mes petits bébés secrets, tranquilles et au calme.
    Ces bébés, seuls connus de moi et protégés de moi avaient vécu leur vie, s'étaient confrontés au Monde, avaient été bousculés voire rejetés.
    Entre incompréhension et incrédulité, ils avaient tenté de survivre, à défaut de se faire entendre. Certains, cependant avaient vécu de leur belle vie, avec panache et conscience. De cette époque, ils conservaient un souvenir lumineux de félicité ainsi qu'un sentiment de plénitude qui nourissaient leurs "vieux jours" dans l'écrin douillet de ce coeur accueillant... (à savoir moi, mais vous l'aurez compris!!)
    Pourquoi alors les exposerais-je, mes bébés, à la cinglance extérieure? pour les fragiliser, pour les décrédibiliser, pour les nier??....
     
    Et vint le jour où un "extracteur", plus ingénieux que les autres, vint à bout des multiples couches de protection.
    Cet alchimiste, à force d'écoute et d'intentions bien à propos, trouva la combinaison magique et ouvrit le coffre précieux.
    Il en vit sortir de toutes les couleurs, de toutes les formes et de toute intensité. Il en fut d'ailleurs ébloui et para au plus pressé, pour se prévenir de l'urgence du sentiment; l'Emotion était telle! Comment la gérer?
    Jouer le jeu et ouvrir son coeur aussi? c'est une idée.....
    Réfuter et minimiser, réduire à la portion congrue la gifle émotionnelle reçue? c'en est une autre.... Au moins, celle-là donne l'impression d'être moins impuissant et en même temps... elle laisse dans la bouche un goût de cendre et d'amertume.
     
    Et vint le jour où, portant en étendard sa tendresse, sa délicatesse et sa détermination, un être plus doué que les autres, fit tomber les dernières barrières de retranchement, révélant ce coeur palpitant qui est mien, apeuré mais reconnaissant.
    (A vos risques et périls!!).....
     
    Mais l'AMOUR en vaut bien la chandelle, se dit ce coeur dénudé....
    Et cet être qui l'inspira, a le droit légitime de recevoir en cadeau, mon bien le plus précieux:  MA CONFIANCE
    Puisse-t-il en faire bon usage, lui à qui seul, est confiée cette prérogative....
     
     
     
    January 15

    Prélude...

    ça y est... je me lançe // Avec Toi, qui que tu sois, j'espère établir un dialogue... apprendre à se connaître, se parler sans voile, sans tabous, Toi, mon double virtuel, Toi, mon Ange astral, Toi, lecteur incarné, Toi, mon néant et Toi, mon Tout, mon Coup de coeur qui s'ignore...
    Je tenterai de t'être fidèle, du moins le temps de l'échange épistolaire, j'essaierai de t'ouvrir mon coeur à défaut de le faire aux prises avec le Réel, je me reposerai sur toi en espérant en retour calme, profondeur et volupté....
    Il est un être sur cette Terre, homme façonné par la banalité mais pourtant auréolé d'un mystère sauvage, de qui émane une telle source de Bonté, d'"Entièreté tranquille" que je ressors de son contact, ne serait-ce qu'oral, à chaque fois éblouie, ébranlée, épanouie et (sinon l'Homme ne serait pas Homme, cet être en PERPETUEL DESIR, jamais satisfait!!) triste (Et si ce n'était pas ça? Et si ce n'était que tromperie? Et si tu ne faisais que te monter la tête? Et c'est passé d'abord, de quoi sera fait demain? Et puis est-ce qu'il y aura un demain? Te sera-t-il donné la primeur d'un nouveau contact?...)
    Mais, le truc avec lui, c'est que tout cela devient très vite secondaire ... Avec ce qu'il m'a été accordé de vivre... déjà, je suis pleinement comblée... mes souvenirs m'appartiennent et je peux en faire ce que je veux, aller aussi loin que mon imagination, ma volonté et mon tempérament me le concèdent, sans aucune ingérence de qui que ce soit, même pas de Toi.... Je me veux de nature résolument optimiste, je refuse obstinément (avec des jours moins heureux que d'autres!) cette lutte acharnée et "ventre à terre" à la consommation, ce combat les uns contre les autres au nom de je ne sais quelle normalité, dans lesquels nous nous fourvoyons, dans notre grande majorité et je voudrais... je saurais me contenter de ce qu'il m'a été donné de vivre, je vivrai CHAQUE moment INTENSEMENT comme si ça devait être le plus fort... d'ailleurs pourquoi parler de PLUS... de MOINS, chaque détail a SON IMPORTANCE... En ce qui te concerne.. ce silence après 3 mots, l'intonation de cette phrase, ta voix légèrement voilée, ton rire de gorge empli de sensualité, ton demi-regard, ton baiser qui s'est presque donné lui-même, la posture de ton buste... ton absence, ton silence (ah! c'est qu'on se rapproche du jour où un contact s'établira et les jours vides en apparence se réduisent d'autant!!), les douceurs sorties de ta bouche, émanant de ta personne... Oh! Mon Dieu!! Tu m'as déjà donné tellement, tellement.... déjà la faculté, avec le recul, de recueillir la moindre goutte échappée de ce nectar divin qu'on appelle l'Amour... que tu sèmes... mais même toi, tu ne le sais pas... j'en suis presque sûre... et c'est en cela que tu es, à mes yeux, un exemple incarné de Miracle.. douleur exquise... quelque soient les contraintes actuelles, je remercie à chaque instant Qui de droit de t'avoir rencontré........ Ma Révélation..... je jouis jusqu'alors de chaque bienfait apporté à ton contact.... et tout le reste? c'est presqu'oublié!! ... Une nuance cependant... tu n'es pas une manière de Demi-Dieu sur son piedestal!! NON.... je suis juste une épicurienne, attentive à la moindre manifestation du Beau, du Bon, du Juste... ces qualités intrinsèques, ces dispositions naturelles en nous, quoiqu'on en dise... je cueille, je puise, je cherche, j'apprécie, je rejette, j'élague, j'apprends, j'interroge, je tatonne, je butine, je savoure... et Toi, tu connais la partition!!